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Le revenant

lundi 6 juin 2011

Le roi est fou, vive le roi!

 

« Que son mérite est extrême !
Que de grâce ! Que de grandeur !
Ah, combien monseigneur
Doit être content de lui-même ! »
VOLTAIRE

Dans l’hilarité générale que suscite la nomination d’un ministre d’Etat chargé de la Provincialisation et d’un autre ministre chargé de la « Connectivité », dernières trouvailles d’Abdoulaye Wade, naît un sentiment de grande commisération. Cet homme au visage vieilli que sa maquilleuse couvre habilement d’un fond de teint rassurant ne peut pas se détester. Il doit exister un malentendu, non pas entre lui nous, mais entre Abdoulaye Wade et lui-même, qui lui fait penser que tout ce qu’il fait est bien. Toutes ses actions désordonnées, ses nominations à l’emporte-pièce seraient autant d’échafaudages complexes que le magicien du rationnel est seul à pouvoir monter. Les problèmes du Sénégal sont devenus si complexes sous son magistère, qu’il les faut diviser en autant d’unités simples qu’on appelle « ministères ». Car Abdoulaye Wade ne doute pas un seul instant qu’il soit un génie. Ses laudateurs, qui se recrutent maintenant dans tous les couches de la société, toutes tendances politiques confondues, associent maintenant dans le même hommage le fils, qui irradie le père de sa lumière. Et ce président a peut-être pensé en toute bonne foi, grisé par son propre pouvoir, qu’il est vraiment né sous les cuisses du Dieu Jupiter.
Ce qui a pu conduire un esprit aussi creux à se prendre pour un sujet extraordinaire est un phénomène encore insaisissable. Mais nous en payons aujourd’hui le lourd tribut. Une cinquantaine de personnes sont maintenant attablées tous les jeudis, pour entendre le génie de Kébémer se parler. Il ne manquait à ce banquet que le mari de l’ancienne « prof » de Karim Wade, Mme Ndiaye. Siègent maintenant, autour de grand ministère que seul son fils peut occuper, pas moins d’une demi-dizaine de ministres chargés d’en assurer la permanence. En plus d’un secrétaire général, d’un directeur de cabinet, il existe, à côté du ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, un ministre délégué « chargé de l’Energie ». Le fils du président de la République peut aussi compter sur un autre ministre qui lui est délégué, « chargé des Energies Renouvelables ». Dans son immense ministère, le ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, a auprès de lui un autre ministre délégué « chargé de la Coopération décentralisée ».
Les femmes, une poignée dans ce gouvernement, occupent à peu près les mêmes fonctions, avec des nuances que seul leur chef peut déceler. A côté du ministre d’Etat, ministre de la Famille, des Groupements Féminins et de la Protection de l’enfance, siège un autre ministre d’Etat, ministre du Genre et des Relations avec « les associations féminines africaines et étrangères. » Encore rien à voir avec le Ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale ou celui de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance. La Micro-finance n’a rien à voir avec Pme, rattachés au ministre de l’Industrie Abdoulaye Baldé ou encore le secteur privé et informel, domaines réservés du ministre de l’Artisanat.
Madame Innocence Ntap nage dans les mêmes incertitudes, quand il s’agit de délimiter ses compétences. Elle est ministre d’Etat, ministre du Travail et des Organisations professionnelles. Mais chez un homme aussi nuancé qu’Abdoulaye Wade, l’emploi ne signifie pas encore le travail. Vient juste après Mme Ntap et dans l’ordre protocolaire, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, Zakariah Diaw.
Alioune Sow, qui rognait déjà dans les compétences du ministre d’Etat ministre de l’Intérieur, va partager ses compétences avec un plus gradé que lui, l’ancien maire socialiste devenu « ministre d’Etat chargé de la Provincialisation ». Mais aucun d’eux ne goûtera aux fruits de la Coopération décentralisée, ministère délégué au ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie.
La santé est elle aussi divisée en autant de ministères. Il existe à côté du ministre Monsieur Modou Diagne Fada, ministre de la Santé et de la Prévention, un ministère de l’Hygiène Publique et Cadre de vie, encore différent du ministère de l’Urbanisme et de l’Assainissement. Le ministre de « l’Environnement et de la Protection de la nature » doit lui aussi laisser filer une partie de ses compétences aux mains du ministre chargé des Eco-villages, des bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture. Tous les ministères sont divisés en autant de compartiments qui rendent un tel attelage lourd et inefficace. Je veux rappeler à ceux qui ont bien eu l’heureuse idée de faire le tour complet des ministères, qu’ils ont oublié le ministre chargé des affaires humanitaires, transformé sur place à Genève, le ministre chargé des questions haïtiennes.
Mais la plus belle invention restera sans aucun doute l’érection d’un Ministère d’Etat chargé des Connectivités, confié à l’ancien ministre socialiste Alassane Dialy Ndiaye. C’est le dernier coup de l’homme qui jurait de ne plus toucher à son gouvernement avant la présidentielle de 2012. Le mari de Mme Ndiaye va siéger à côté du ministre de la « Communication et des Télécommunications » assurant cumulativement les fonctions de Ministre des « Technologies de l’Information et de la Communication », Porte-parole du gouvernement. J’ai été voir dans le Larousse ce que voulait dire le mot connectivité. J’ai été atterré en ne le trouvant pas. Le connectif existe, la connexité existe bien, mais la connectivité n’y est pas. J’en suis arrivé à la seule conclusion qui s’impose, l’homme qui dirige ce pays depuis maintenant dix ans n’a plus toute sa tête. J’ai pensé aux déclarations sur les magistrats comparés à des esclaves, les ministres qu’il refusait de saluer à sa descente d’avion par peur de se faire marabouter, aux fondateurs de confréries qui regardaient la statue de Faidherbe sans broncher, aux nominations dans le gouvernement qui ne durent pas plus d’un jour et ma conviction n’en est que faite. La dérive sécuritaires, les fouilles corporelles pratiquées sur des ministres, les dizaines de livres qui sont bloqués à l’aéroport ne sont pas seulement la marque d’une dérive dictatoriale, mais le signe d’une vieillesse. S’il va jusqu’à soupçonner Madické Niang de cacher une bombe sous son grand boubou, c’est que rien ne va plus chez Wade.
Malheureusement, le président n’a plus la lucidité requise pour comprendre qu’il lui faut partir. Il se livre à de vaines combines qui ne font que révéler un état mental dégradant. Le fait de créer un si gros ministère pour son fils et de déclarer par suite qu’il est le seul sénégalais capable de le diriger était le signe manifeste d’une sénilité. Penser qu’en nommant l’ancien maire de Dakar à un poste aussi élevé lui donne les moyens de s’attaquer à Pape Diop est bien le signe que rien ne va plus chez cet homme. Il agit parfois avec la foi candide d’un délinquant qui se prend pour un envoyé de Dieu. Mais si nous ne voulons pas le voir partir et emporter avec lui ce que nous avons de plus cher, notre République, nous devons trouver le moyen de l’arrêter maintenant.

Par Souleymane Jules Diop

jeudi 2 juin 2011

Ils confondent, terres "arabes" et terres "arables"

Quand l'expropriation des autochtones bat son plein en Mauritanie, au Mali, au Niger et dans tout le sahel, on parle souvent des multinationales chinoises et occidentales et on oublie trop souvent les Saoudiens et les pays du golfe.

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Convoitise sur les terres agricoles : les pays arabes au cœur du débat.

Le choix des pouvoirs publics d’externaliser une partie de la production agricole à l’étranger est donc récent, et a été relancé par la crise alimentaire 2007-2008 et la forte volatilité des prix mondiaux. Ainsi certains gouvernements ont décidé des initiatives pour contrer les menaces sur la sécurité alimentaire nationale.

L’Arabie Saoudite, qui avait auparavant une politique ambitieuse pour produire sur son sol la quasi-totalité de denrées agricoles nécessaires à sa consommation dans un pays où seules le 2% des terres du pays sont arables8, se tourne aujourd’hui vers la délocalisation de la production agricole.

L’Initiative du Roi Abdallah pour la sécurité alimentaire de son pays en 2008 officialise une stratégie consistant à réimporter des récoltes directement produites à l’étranger. Le pays ne cache pas ses ambitions. Les 14 et 15 novembre 2009 s’est tenu un important forum économique entre l’Arabie saoudite et les pays de l’Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Rwanda, Tanzanie), manifestation ayant permis à Riyad d’affirmer son intérêt croissant pour les terres agricoles de cette partie du continent africain.

Ministres et hommes d’affaire se sont rencontrés pour certes renforcer les liens économiques entre le royaume saoudien et ses voisins est-africains, mais surtout pour discuter des moyens que la monarchie pétrolière du Golfe pouvait dégager en vue d’exploiter les vastes étendues disponibles des pays susmentionnés, qui ne refuseraient pas, étant donné leurs besoins de développement, les perspectives économiques alléchantes capables de se dégager de telles opérations.

Le pays multiplie donc ces derniers années les négociations avec des pays africains (Ethiopie, Soudan) ou de l’Asie du Sud Est.

Source : CIHEAM (Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes

mercredi 1 juin 2011

Négligence criminelle: comment la disparition du sacré produit une nouvelle forme de criminalité

Société-Enfance-Mali - La directrice de la pouponnière de Bamako écrouée pour négligence dans la mort de 33 enfants - La directrice de la Pouponnière de Bamako, structure relevant du ministère malien de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diallo Aminata Keïta, a été déférée lundi à la prison pour femmes de Bollé (sud–est de Bamako sur la rive droite du Fleuve Niger) pour négligence dans la mort de 33 enfants, trafic d’enfants, faux et usage de faux, rapporte la presse malienne. Mme Diallo Aminata Keïta avait été arrêtée le jeudi 26 mai par la Brigade des mœurs de la police malienne qui a révélé dans un rapport qu’entre août 2010 et février 2011, 33 enfants dont les âges varient de quelques semaines à trois ans au plus sont morts dans des conditions effroyables de malnutrition, déshydratation, manque de soins médicaux et d’hygiène.

Elle doit en outre répondre des accusations de faux et usage de faux et trafic d’enfants. Il est même signalé la disparition d’enfants de la Pouponnière, dans des circonstances non encore élucidées.

La Pouponnière de Bamako a été créée pour prendre en charge jusqu’à l’âge de trois ans les enfants abandonnés, orphelins sans soutien ou de parents inconnus.

Pana 01/06/2011

samedi 28 mai 2011

APPEL URGENT AU PRESIDENT AMADOU TOUMANI TOURE ET A L'ETAT MALIEN!

27-05-2011, 12h33

source: www.Kidal.info

Nous populations du Nord appellons l'Etat malien à prendre ses responsabilités vis à vis de la situation actuelle de la présence de plus en plus visible du mouvement extrémiste AQMI dans nos villages et nos campements.
Musulmans pratiquants à 100%, nous avons toujours cultivé la connaissance religieuse tolérante dans nos cœurs et dans nos esprits et après avoir vécu plusieurs rebellions sur notre zone de vie, nous assistons à une démission complète de l'Etat vis à vis d'individus qui s'infiltrent petit à petit dans le tissu social.
Jusque là, ces pseudo djihadistes qui vivent de rançons et d'activités illicites ont été considérés comme un corps étranger, aujourd'hui avec le recrutement de plusieurs milliers de maliens toutes ethnies confondues, nous ne comprenons pas la politique des yeux fermés de l'Etat malien qui prend le risque de voir l'Histoire de l’Algérie du FIS et du GIA s'écrire en lettre de sang sur notre territoire avec tout ce que cela comporte comme conséquences.
Ainsi, nous interpellons le président Amadou Toumani TOURE ainsi que son gouvernement, le chef d’état major des armées, les gouverneurs de régions, les préfets, les maires, les chefs tribaux et leaders communautaires à la vigilance et à la réactivité.
Nous demandons la création du zone de "containement" des mouvements de AQMI à 300 km au delà de toute zone d'habitation afin que les populations puissent vivre sans crainte de gens qui commencent à dicter à ces dernières les lois de nouvelles pratiques religieuses contraires à nos pratiques et à nos rites malékites.
Nous proposons à l'Etat de créer des commandements militaires mixtes sur le modèle qui a permis de stopper la dernière rébellion avec les moyens et les hommes précieusement sélectionnés pour mettre en place cette stratégie.
Nous demandons à l'Etat d'arrêter d'opposer le manque de moyens à toute intervention afin qu'il prenne confiance dans ses capacités et dans l'esprit patriotique de tous ses fils, car les moyens existent et savons qu'ils sont largement suffisant, quand la volonté y est pour démanteler les quelques bases existantes, avant qu'il ne soit trop tard.
Nous demandons une tournée générale de tous les gouverneurs des 3 régions accompagnés des préfets, , chefs des services techniques, maires et chef religieux sur toute l'étendue du territoire afin de discuter avec les populations pour les rassurer et prendre note de leurs préoccupations et de leurs conditions de vie.
Nous avertissons l'Etat malien et toutes les autorités du danger immense que notre zone de vie court, qu'il est déjà difficile de combattre mais qu'il sera encore plus difficile de combattre quand la greffe prendra.
Si l'Etat malien ne fait rien, nous nous déchargeons de toute responsabilité et nous nous verrons dans l'obligation d'adhérer massivement à AQMI et de profiter des largesses dont ils bénéficient pour inventer un nouveau mode de développement complètement parallèle aux politiques de l'Etat en la matière.

Ce cri de douleur est celui de toute une population entre le marteau de l'abandon et l'enclume de l'extrémisme.
Ce appel ne sera pas signé car il résume la pensée et l’état d'esprit de toute la population du Nord Mali sans distinction d'ethnie et de couleur.
Excellence, Monsieur le président, Puisse Dieu tout puissant vous donner la force et le courage, de nous répondre non pas par courrier mais par des actes concrets et visibles sur le terrain.

mardi 24 mai 2011

VIVE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET LES VALEURS INTERNATIONALES A BON ESCIENT !

La recherche de marchés et de matières 1ères plus que jamais se jouent au cœur de l'Afrique et qu'importe les révoltes ou révolutions qui les jalonneront, seuls les résultats ine fine compteront L'analyse des questions d'emploi, de sécurité et autres bien qu'étant de la responsabilité des autorités nationales (Etat et collectivités) n'en demeure pas moins indissociable des jeux de rapports au plan mondial La relation de la Chine avec les USA et l'Europe autour de sa politique monétaire voire commerciale en est aujourd'hui est cas d'école, à méditer

Des barbares des temps nouveaux au nom du droit international tuent avec grande joie de petits libyens sans valeur ni nom (sic !). Malheur à vous, mort sans âme, vous êtes déjà oubliés car non comptabilisés sauf au titre des damnés ! Célèbres vous êtes Benghazi, Misrata , Zaouïa.et autres ! Triste célébrité entre fils qui se tuent et appellent à se faire tuer allègrement ! Pour protéger les civils libyens innocents, rien de tel que d'en tuer autant, avec discrétion et de loin- ha ! ha !: ha ! mais, attendez, je me joins à eux pour laminer l'a seule œuvre du Guide (et non sa peau !) dans nos contrées (endormir la jeunesse par du soufisme)!

Les peuples floués de leurs ressources qui enrichissent et développant ailleurs dans le mépris bien entendu des valeurs internationales :

- à qui profiteront les ressources gelées du Guide et de ses proches (les USA et l'Europe certainement) ?
- à qui profitent les hôtels et autres éléments de patrimoine présumés appartenir à des grands dignitaires africains mais bien solidement implantés en France et ailleurs en dehors du continent ?

Les pays d'accueil ignoraient- ils vraiment les sources de ces grandes fortunes ? Si non, pourquoi avoir fermé les yeux si le bonheur des populations est au cœur des questions de droits humains et de gouvernance ? Pur vol ! Où sont les défenseurs de droits pour crier au scandale et mettre les citoyens dans leur droit ?
Certes tuer son peuple est sacrilège mais, tuer d'autres peuples est- il aussi moralement acceptable ? Je rappelle qu'il n'y a pas que les bombes qui tuent ! Qui est libyen et qui ne l'est pas : les victimes ''collatérales'' des bombardements des coalisés ou les victimes des pro-Kadhaffi ? Pourquoi a-t-on superbement méprisée la proposition Vénézuélienne ?
Et si une nouvelle carte de l'Afrique ('le remodelage de la géostratégie mondiale'', dixit le Ministre des Affaires Etrangères de la GB) se mettait en place sous sons yeux avec comme embryons l'Etat sans nom du Sud Soudan et le territoire de toutes les hantises, l'Espace Sahélo- saharien !

Le débat sur les états fragiles et leur incapacité ressurgissent tout comme celui du lien entre gouvernance mondiale et gouvernance locale

Et si un nouvel Irak s'ouvrait au Nord de mon pays avec des rebelles armés par le couple Occident- USA, histoire d'initier de nouvelles recrues à l'art de la guerre ?

Ceux qui se sont octroyé le droit de tuer impunément au nom d'un certain droit international mériteraient à ne jamais oublier qu'à moins d'extermination (des autres), ils n'auront fait que repousser des échéances !

Quel Weaki Leak nous enseignera sur les non- dits de cette guerre injuste et inutile ! les médias qu'il m'est donné d'entendre brillent par leur `'grande impartialité'', tellement que cela frise le ridicule ! Alors, pourrions- nous revenir au débat sur lma déontologie des hommes de médias dans un contexte de géopolitique impliquant les intérêts dits vitaux de leurs pays ?

Abdoulaye Aly DIALLO
Bamako (Mali) »

dimanche 22 mai 2011

Audience du blog ou le tour du monde des "poussiéristes"

Merci à tous les visiteurs poussiéristes" et laissez des petits messages (un mot dur, un mot doux, une critique, ce qui vous passe par la tête).

samedi 21 mai 2011

Ethnicité en Afrique, "la vraie vérité" crue!

 A lire à tout prix...

Extraits:L'Éthnicité en Afrique (abdoulaye diagne)

" Les conflits ethniques, en Afrique, sont liés à l'absence d'un lien inventé qui scelle une destinée commune. Comme nous l'avons déjà évoqué, la plupart des premiers gouvernants des Etats africains indépendants sont des héritiers du colonialisme. Leurs rapports avec les populations des pays qu'ils gouvernent ou gouvernaient sont proches de ceux des colons. La plupart d'entre eux ont accédé au pouvoir avec l'aide des anciens occupants. Pour se maintenir, beaucoup de politiques africains ont usé des mêmes stratagèmes que ceux de leurs soutiens. Ils ont dressé des ethnies les unes contre les autres.
De la même manière que la traite des esclaves et la colonisation ont été facilitées par des collaborateurs africains, le néocolonialisme s'est opéré grâce à des complices africains. "La liste ensanglantée des patriotes qui ont eu le tort de rêver à une Afrique indépendante et unitaire et africaine est interminable. Ouverte avec le meurtre de Ruben Um Nyobe en 1958, elle se rallonge d'année en année. Félix Moumié, empoisonné par un agent de la main rouge sous Ahmadou Ahidjo; Ernest Ouandié, fusillé; Patrice Lumumba, trahi par Mobutu Sésé Séko et assassiné par Moïse Tsombé; Kwamé Nkrumah trahi par ses compagnons de route et condamné à la mort en exil; Modibo Keïta empoisonné" sous le règne de Moussa Traoré; Thomas Sankara trahi et tué au nom d'une politique de rectification prônée par Blaise Compaoré, etc." (Doumbi-Fakoly, Afrique Renaissance, Silex Nouvelle du Sud.p.73)"

Rions un peu: "les pays africains veulent une place dans la gouvernance mondiale"

FMI, Banque Mondiale, Nations Unies, Commerce....ils veulent être partout pendant que l'Afrique souffre d'un déficit chronique de gouvernance. ça prête à sourire non?

Les porteurs de l'idée, Moubarak, Eyadema, Deby, Wade (père et fils), Bongo et bien d'autres "excellents" promoteurs de la bonne gouvernance en Afrique!

jeudi 19 mai 2011

Les barbus prennent leur aise au Nord Mali!

Pendant que le chef de la diplomatie malienne, parcourt le monde et multiplie des annonces médiatiques, les barbus adoptent une nouvelle stratégie comme pour dire "on n'en a rien à faire!".
Pour exemple ces dernières semaines les recrutements de populations à visage découvert dans la zone de Nampala-dogoferi (cercle de Niono) n'ont évoqué aucune réaction des autorités maliennes.
Pas plus tard que la semaine dernière un journal malien rapporte que les barbus étaient venus passer toute une journée avec 13 véhicules armés jusqu'au dents dans le village de Tichift au nord de tombouctou pour prêcher en peulh, tamasheq et arabe en abordant des sujets d'actualité mais aussi en ouvrant leur registre de recrutement de la population.
Le même groupe, cette fois avec vingt véhicules est passé au marché de zouera (vers Essakane) pour reproduire le même scénario.
On se souvient que dans les discours de ATT, il prône souvent de gagner le cœur des populations mais au vu de l'inertie totale des autorités administratives, religieuses et militaires, on se demande comment cette bataille peut être gagnée.
Il semble que l'Etat s'en fout éperdument et l'inquiétude c'est que ce laxisme soit un facteur d'encouragement au populations d'aller vers AQMI ce qui rendra la situation explosive voire définitivement ingérable dans les mois et années à venir.
Enfin, par ces gestes hautement symbolique, AQMI ridiculise l'Etat malien par sa présence sans crainte dans les communes comme pour dire "nous sommes là avec vos populations pendant que vous êtes absents et on n'a pas peur de vous".